Se lancer en freelance au Luxembourg

A la question faut-il se lancer en freelance au Luxembourg vous nous répondez que vous souhaitez vous lancer dans le monde de l’entrepreneuriat en épargnant les frais de constitution d’une structure ?
Vous avez envie de devenir votre propre patron ?
Vous avez soigneusement élaboré votre business model et votre stratégie marché ?
Parfait. Il ne vous reste plus maintenant qu’à franchir le cap !

Mais pour cela, par où commencer ? Est-ce compliqué de devenir indépendant au Luxembourg ?

Devenir indépendant, cela signifie quoi réellement ?

Avant toute chose, il est essentiel de rappeler qu’un travailleur indépendant est une personne physique qui exerce une activité économique (commerce / services, profession libérale, industrie / construction, exploitants agricoles) pour son propre compte. Il n’est pas subordonné à un pouvoir hiérarchique, mais peut, lui-même, avoir des subordonnés (salariés, prestataires freelances).
Le statut d’indépendant concerne aussi les mandataires sociaux comme le gérant et l’administrateur-délégué de société détenant l’autorisation d’établissement de leur structure.

 

Le passage obligé des formalités administratives

Dans la plupart des cas, il vous faudra obtenir une autorisation d’établissement accordée par le Ministère de l’Economie. Cette administration appréciera vos compétences professionnelles (diplômes, expérience) ainsi que votre honorabilité (casier judiciaire vierge).
Parfois, il faudra prouver que votre nouvelle entreprise va rapporter du bénéfice à l’économie luxembourgeoise comme, par exemple, la création de nouveaux emplois. Puis, il vous faudra choisir la forme juridique de votre société. Ainsi, si vous êtes seul, vous devrez choisir entre une entreprise individuelle, une SARL unipersonnelle ou une SA unipersonnelle. Chacune de ces formes juridiques a ses avantages mais aussi, bien sûr, ses inconvénients. A vous de bien réfléchir et de choisir laquelle vous conviendra le mieux. Cette décision ne doit pas être prise à la légère.
L’indépendant devra également penser à s’affilier au centre commun de la sécurité sociale (CCSS). Les cotisations sociales seront calculées sur la base du montant de la rémunération déclarée par l’indépendant. Et pensez bien à communiquer régulièrement vos évolutions de rémunération auprès de la CCSS pour éviter tout réajustement de l’Administration des Contributions Directes.
L’Administration de l’Enregistrement et des Domaines devra également être sollicitée pour vous attribuer un matricule TVA.

Pour vous aider dans ses démarches, n’hésitez pas à faire appel gratuitement aux conseillers de l’Espace Entreprise de la Chambre de Commerce ou, si vous êtes artisan, à ceux de la Chambre des Métiers. Ces conseillers sont là pour vous accompagner dans la constitution de votre dossier, la procédure de demande d’autorisation d’établissement ainsi que diverses démarches administratives vous conduisant ainsi jusqu’à l’inscription au Registre de Commerce et des Sociétés au Luxembourg.
La House of Entrepreneurship – one-stop shop vous offre un large éventail de mesures et d’outils facilitant ainsi la création de votre entreprise.
En effet, cette initiative s’adresse à tous les entrepreneurs en les accompagnant dans leurs démarches, les informant, les conseillant et les guidant, aussi bien pour la création d’une nouvelle entreprise, que pour la reprise ou cession d’une entreprise, que pour la digitalisation. La mise en contact entre entrepreneurs et acteurs clés, les échanges commerciaux internationaux, le financement et le soutien aux entreprises en difficulté sont également des points forts de la House of Entrepreneurship.

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Se lancer en freelance au Luxembourg et bénéficiez de nombreux avantages sociaux

Le Grand-duché est manifestement en avance avec un régime social très favorable tout en marquant des points sur le plan fiscal face à ses voisins européens :

– Plafonnement des cotisations sociales. L’assiette cotisable ne peut être supérieure à 5 fois le salaire minimum non qualifié.

– Un taux de cotisation sociale bas, puisqu’elles représentent une moyenne de 27% du résultat imposable (près du double en Belgique.)

– Existence d’une mutualité des employeurs qui permet de percevoir une indemnité pécuniaire journalière à hauteur de 80% de son assiette cotisable.

– Pension vieillesse à partir de 65 ans à condition d’avoir cotisé au moins 10 ans.

– Application d’un taux de TVA bas par rapport aux autres pays européens (taux normal de 17%, taux réduit 8%, taux super réduit 3% et taux intermédiaire à 14%).

– Abrogation de l’impôt sur la fortune pour les personnes physiques résidentes comme non-résidentes depuis le 1er janvier 2006.

– Les dividendes échappent à l’assiette cotisable, mais ne sont imposés que sur la moitié du montant. Ils bénéficient aussi d’un certain nombre d’exemptions fiscales.

– L’allocation chômage est due sous certaines conditions.

 

En tant qu’indépendant, votre couverture sociale sera en effet très proche de celle du salarié :

● Au même titre qu’un salarié, vous avez droit à l’indemnité pécuniaire de maternité et au congé parental.
● Vous bénéficiez à partir de 65 ans d’une pension de vieillesse à condition toutefois de justifier de 120 mois d’assurance au moins.
● Vous pouvez recevoir une pension de vieillesse anticipée sous réserve des conditions remplies. Le montant est calculé en fonction des cotisations versées et adapté au coût de la vie.
● Vous pouvez recevoir une pension d’invalidité si, pour des raisons de santé, vous êtes obligé de cesser votre activité professionnelle avant l’âge normal de la retraite.
● Lorsque vous souscrivez volontairement à la Mutualité des employeurs, vous recevez une indemnité pécuniaire en cas de perte de revenu et d’incapacité de travail suite à une maladie.
● Si vous devez cesser votre activité en raison de difficultés économiques et financières, pour des raisons médicales, par le fait d’un tiers ou en cas de force majeure, vous avez droit, sous certaines conditions, aux allocations de chômage.

Au vu de tout ce qui vient d’être énuméré, se lancer en freelance au Luxembourg peut vous sembler quelque peu fastidieux. Mais détrompez-vous ! C’est relativement simple et très rapide. Sauf situation particulière, il vous faudra seulement entre deux et quatre semaines pour remplir toutes les démarches évoquées ci-dessus et vous permettre ainsi de vous lancer dans cet entrepreneuriat tant réfléchi. Il ne vous restera plus qu’à faire fructifier votre petite entreprise !

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